Les accidents de chasse à éviter

Chaque année, la fédération nationale des amateurs de champignons, qui aurait bien aimé se faire enregistrer sous l’acronyme, mais il était déjà pris, bien fait pour ces bouffeurs de végétaux qui aimeraient faire croire qu’on ne peut pas se passer d’eux pour la délicieuse sauce chasseur, alors que nous savons bien, nous autres gourmets, que si le champignon est certes un ingrédient de choix pour bien accompagner le gibier, la sauce chasseur tient son secret dans le vin et le cognac que l’on y verse en fin de cuisson. Mais laissons-là les querelles de clochers. Il serait inconvenant de dégommer des cueilleurs, car cela nuit gravement à l’image de la fédération des chasseurs de toutes les régions de notre beau et fier pays, producteur des meilleurs vins et des seuls cognacs au monde. Et ce qui vaut pour le monde vaut aussi, cette fois c’est vrai, pour la Charente, alors veuillez suivre ces quelques recommandations afin que chasseurs et cueilleurs se retrouvent en bonne intelligence, ou plutôt s’évitent en bonne intelligence, tant il est vrai que rien ne fatigue plus qu’un cueilleur récriminant, surtout s’il a la loi de son coté. Or, si vous avez blessé un cueilleur, même sans faire exprès, méfiez-vous : la loi est contre vous.

D’abord, si possible, ne tirez pas si vous n’êtes pas certain de ce qui peut se trouver derrière le gibier. En effet, les balles peuvent atteindre une autre cible que la vôtre, et blesser ou tuer jusqu’à 100 mètres. Ensuite, lisez la recommandation suivante. Enfin, certaines zones sont indiquées par des panneaux, signalant par exemple que le premier samedi du mois, elles sont ouvertes à la chasse. Cela ne vaut malheureusement pas pour revendiquer la forêt comme exclusivement réservé à la chasse. Il y a là une nuance qui a déjà nuit à plusieurs de nos camarades.